Prolog

Prolog
La limousine avançait avec une exagérée lenteur... Nous avions roulés toute la journée, et maintenant le soleil entamait doucement sa descente pour faire place à sa soeur la lune. Je regardai ce paysage qui défilait devant moi, soupirai d'impatience, exactement comme je le faisais à tous les 100 mètres. Habituellement, j'aurais été complètement baba devant ce spectacle, mais mes jeambes étaient horriblement ankylosées.

Je
levai la tête vers Gustav, à côté de moi, et gémissai:
- On arrive bientôt?
- Oui, o
ui, il reste quelques dizaines kilomètres... ce que tu peux être geignarde, quand tu le veux... presque pire que Tom!

Cel
ui-ci, affalé sur le siège de la limousine, semblant s'ennuyer comme un rat mort, se releva brusquement.
- Eh oh!
Je ne suis pas geignard! Et on arrive bientôt? C'est long à la fin!
En guis
e de réponse, Gustav, complètement découragé, soupira, ce qui m'arracha un petit ricanement sarcastique.

Je tourn
ai mon regard vers Bill, qui discutait tranquillement avec Georg... et mon coeur s'enflamma. À quinze ans, j'étais tombée complètement sous le charme de la douce musique de Tokio Hotel... et de Bill. C'était mon chéri à moi, mon idole, mon héros. Chaque fois que mes pensées volaient vers lui, mon coeur se mettait à battre la chamade... et 5 ans plus tard, j'avais toujours ces étranges sensations en moi.

Même si cela fai
sait officiellement un an que nous travaillions ensemble, je restais prisonnière dans mon silence. Toutes les occasions s'ouvraient à moi, pour lui déclarer la flamme qui me consumait jour après jour, nuit après nuit.

Mais qua
nd il s'agissait de parler de sentiments, je n'arrivais plus à articuler. Certes, j'avais le don de dire n'importe quelle imbécilité avec une facilité déconcertante. Naturellement, j'étais drôle. Mais malgré tous mes efforts, ma gorge restait comprimée dans le domaine de l'amour, et je devais me rendre à l'évidence: je n'étais génétiquement pas capable de draguer, car cela me stressais, et sous le stress, j'avais toujours réagi très mal... Quelle damnée timidité je possédais en moi!

U
ne exclamation me tira douloureusement de mes pensées:
-
On est arrivés! fit Gustav, avec un grand sourire.
- Enf
in! soupira Georg. L'était temps.

Nou
s étions arrivés chez la résidence des Schaffer, où nous passerions une dernière semaine ensemble avant de passer deux mois de vacances, chacun de notre côté, chez nos familles respectives.







PS: la limousine présidentielle n'a pas réellement rapport... je cherchais l'image d'une limousine, et ben j'ai trouvé celle-là... =)

# Posté le mercredi 04 mars 2009 16:33

Modifié le vendredi 06 mars 2009 14:08

Kapitel 1

Kapitel 1
Lorsque je sortis de la limousine, je fus ébahie et enchantée par la maison qui se présentait devant moi. Gustav ne vivait pas dans l'un de ces palaces ridiculement grands, dans lequels les vedettes se vantaient sans cesse. Pas d'or, de fontaines, ou autres cochonneries hurlant à tue-tête ''Regardez-moi, je suis plein aux as!''

La demeure, un peu éloignée du centre-
ville de Madgebourg, évoquait plutôt un très grand chalet. Entourée d'une belle forêt, je pus même apercevoir un bout du lac qui se situait derrière la résidence. J'émis un soupir ravi. Ce séjour, je le sentais, allait être formidable. Pour me faire plaisir, il ne me fallait que la douce brise du vent, la tranquilité d'un cours d'eau, la familière présence de végétaux. Justement, chez les Schaffer, il y avait tout cela...

- C'est...
- C'est
chez moi, m'annonça Gustav. C'est pas très grand, mais c'est que j'y vis depuis que j'ai des couches, alors j'ai pas voulu déménager...

J'étais si émue par la bea
uté des lieux que je ne dis rien sur le moment. Intimidé par mon silence, le drummeur ajouta:
- Mais on a ré
nové depuis le temps, t'inquiètes...
- C'est merveilleu
x! finis-je par articuler.
- T'es sérieuse? fit Tom, d
ubitatif.
-
Évidemment!
- Mais c'est dans les bois! Y a
des moustiques, de la boue, du danger! La ville c'est tellement mieux...
- Ravale tes paroles! La nature es
t mille fois mieux! La ville c'est que pour les chochottes!

Pendant que l'on s'obstinait comme de vrais gami
ns, le chauffeur de la limousine, trop habitué maintenant par ces disputes incessantes entre musiciens, avait descendu de la voiture pour nous donner nos bagages, et me donna mes propres affaires.
- Tu ne peux pas ai
mer cet endroit grimaça Bill, aussi perplexe que son jumeau. Les lofts modernes, c'est ÇA qui est bien!
- Euh
, j'ai toujours aimé la nature, me gênai-je tout à coup, mais les lofts modernes, c'est bien aussi...

J'aura
is voulu me gifler! Mon béguin pour ce chanteur me faisait renier mes propres arguments, ainsi me ridiculisant devant les garçons. Je baissai les yeux vers le sol. Cette douleur qu'était l'amour me faisait toujours mal. J'essayais souvent d'impressioner Bill, sans succès. Si je sentais que Gustav, Georg et Tom avaient conifance en moi, pour le chanteur allemand, c'était une autre histoire. Tenter de percer son âme, qui semblait protégée par une impénétrable dignité, si j'osais dire arrogance, était tâche perdue d'avance.

Oh mon dieu, si vous existez, là-haut. Guérissez cette infinie douleur, prêtez-moi du courage, rendez-moi la tâche plus facile... Donnez-moi l'amour de Bill!

Quand nous entrâmes
dans la demeure des Schaffer, Georg s'approcha de moi et chuchota, un sourire totalement baveux et con qui me faisait à tout coup voir rouge:
- Bill te fa
it pas mal d'effets hein!

Je me rembrunit et je me mis à l'ins
ulter, en français:
- Ahh, ta
yeule, tabarnac de cave!
- Pardon?

Ce qui était bien avec ces allemands, c'es
t que je pouvais les insulter comme je le voulais dans ma langue natale, ils ne comprenaient rien. J'eus un sourire sadique à moi-même: même s'ils parlaient français, ça n'aurait rien changé: je n'utilisais que des pures insultes québécoises... Je dûs retenir mes larmes. Penser au Québec me faisait toujours penser à mon enfance... désagréable.

Nous déposâmes nos affaires dans n
os chambres respectives - il y avait 3 chambres d'amis, Bill et Tom devaient se partager l'une d'entres elles et Georg et moi avions chacun une pièce de libre. Elles étaient bien petites, comparées au luxe où nous étions habitués en tournée.

Je descendis les escaliers, m
'assurant que personne ne me suivait, et sorti de la maison-chalet, question de voir de plus près ce lac. En vérité, j'avais envie d'avoir un peu d'intimité, un moment de paix intérieure. Un an avec des garçons, aussi drôles et gentils fussent-ils, m'avait donné, à la longue, un sentiment de nostalgie à l'égard de Tears of the sun, mon premier groupe. Ce que ces filles pouvaient me manquer des fois...

Je pris une immense bouffée
d'air, pour chasser ces idées noires, et soupirai d'extase. Cet endroit, c'était un paradis pour moi. Si Bill et Tom étaient ravis de la ville et le luxe, moi, je préférais la tranquilité de la nature. Je regrettais même de vivre encore chez mes parents et de les avoir laissés construire un gros manoir de richard, avec mon propre argent soit dit en passant, où l'on se sentait irremédiablement enfermé, plutôt qu'un simple et calme chalet comme celui-ci.

Des pas bruyants vinrent dérang
er mes rêveries. Je levai la tête et vis Tom arriver.
- Hey, ma belle, que fais-tu?

J'eus un
sourire crispée. Le guitariste avait la manie de m'apostropher avec des surnoms tels que ''ma belle'', ''jolie française'' (je lui ai dit que j'étais québécoise, pas française, mais il n'a jamais voulu m'écouter), ou même une fois ''princesse sexuelle'' (la honte!!!).

Bien qu
e je savais que Tom ne disait cela que pour me taquiner, ça avait le don de me mettre horriblement mal à l'aise.C'était mon horrible vice. Chaque fois que l'on abordait le sujet de l'amour, je me sentais toujours mal à l'aise et n'arrivais plus à articuler convenablement.
- J
-je rêvasses, murmurai-je en reportant mon regard vers le soeil qui se couchait devant mes yeux, dans toute sa splendeur.
- Tu viens faire un tour de barque avec moi, m
adame Beaux-rêves? me demanda-t-il joyeusement en désignant du doigt une barque que je n'avais pas remarqué.




Oui, oui, tk-tokiohotel483, j'ai bien utilisé l'une de tes expressions dans ta fic! Tu m'en voudras pas j'espère...

# Posté le jeudi 05 mars 2009 21:01

Modifié le vendredi 06 mars 2009 14:15

Kapitel 2

Kapitel 2
Tom s'installa dans le petit bateau et saisit une paire de rames, alors que je prenais place sur le côté passager. Nous décollâmes du quai très lentement, trop lentement à mon goût.
-
T'es sûr que je ne peux pas ramer? Ça ira beaucoup plus vite si je...
- Tu t'attend
ais à quoi, à ce que j'ailles vite comme un moteur de bateau? s'exclama-t-il, sarcastique. Avec toi ce sera encore plus long parce que t'es rien qu'une fille!
- Ehhh
ohhh, je suis peut-être une fille, mais je te bats au bras de fer!

Le
guitariste se renfrogna un peu et j'éclatai de rire. Doucement, la barque avançait sur les eaux tranquilles. Le paysage était fantastique, et je ne pus m'empêcher de le faire remarquer à Tom.
- Ce
paysage, c'est merveilleux! Parfait pour une balade ro...

Je me tus
avant de terminer ma phrase, et rougis. C'est que je m'étais perdues dans mes pensées où Bill régnait en roi et maître incontesté... si bien que parfois je mêlais mes rêves et la réalité.
- ...man
tique? termina Tom avec un sourire en coin. Je sais que tu es fooolle de moi, mais je ne suis pas romantique.
-
Alors la ballade, c'est un prétexte pour me violer?

Nou
s éclatâmes de rire tous les deux, puis nous turent. Puiis le jeune homme reprit la parole.
- Tu s
ais, je trouve que tu parles bien allemand, et j'ai de la difficulté à croire que t'es française...
- Je te l'ai
dit mille fois, je ne suis pas française! Je suis du Québec! On y parle français... mais on a un certain accent...
- Alors qua
nd je t'appellais ''jolie française'', j'étais dans le champs?!
- L'ét
ait temps que tu le remarques, soupirai-je.

Une grenoui
lle coassante prit mon attention, et j'ai un flashback de mon enfance.
- Écoutais-tu
''La petite sirène'' quand tu étais petit?

À la place
de répondre, Tom sourit et se mit à... chanter... en français en plus!
- Regarde-la.
..
- Douce et
fragile à la fois, continuai-je, heureuse qu'il sache exactement ce à quoi je pensais.

Le calme d
u lac fut perturbé par deux jeunes musiciens qui fredonnaient ces paroles:



Ai
nsi nous chantâmes, sans se soucier de quoi que ce soit d'autre. Ô miracle, pour une fois je ne pensais même pas à l'horrible et obsessante pensée que l'on pouvait avoir de moi. Je ne pensais même plus à Bill, car j'étais plongée dans l'un de mes films d'enfance préférés, La petite sirène.

Pu
is...
- Prends
-lui la main, fit Tom en joignant le geste à sa parole...

# Posté le vendredi 06 mars 2009 23:01

Kapitel 3

Kapitel 3
Dès que je sentis sa chaude paume se poser sur mon épiderme, je tournai la tête sceptiquement vers nos mains. Peut-être l'avait-il posé là par inadvertance...

Mmmhh nan. Le salaud ne lâchait pas ma main!! Je compris alors... il me draguait! Dès que cette information se rendit à mon cerveau, invlontairement je me raidis, mon coeur se mit à battre la chamade, j'eus des sueurs froides... Ah non, ma timidité!

Mon rega
rd se posa alors sur Tom, qui me regardait étrangement. Oui, étrangement, c'est le mot. Tout ce qui me vint en tête pour décrire cette situation, c'était un chat guettant sa proie - on devinait bien sûr qui était qui.

En même temps, je remarquai que Tom avait cessé de chanter et de ramer. Il prit ma main libre, et... il attendit. Quoi exactement, je ne le sais pas. Peut-être une parole de ma part, une réaction?

Le
guitariste ne le savait pas, mais moi j'étais prétrifiée. Pétrifiée... vous n'avez jamais vu ça. Toutes mes articulations s'étaient figées, tant que cela m'en fut douloureux... Si mon cerveau était actif et tentait désespérémment de me faire faire quelque chose, n'importe quoi pour me sauver de cette situation, mon corps était Figé. À off. Éteint. Mort.

Puis Tom entreprit de m'embrasser. Peut-être considérait-il cela comme un signe, que je reste figée comme une statue. Impuissante, je vis ses lèvres, avancer, encore et encore, se rapprocher dangereusement des miennes...

Mais je ne v
oulait pas être embrassée. Du moins pas par lui. Si sur le lacgnait un magnifique silence, eh bien dans ma tête, c'était la pagaille. Tout criait et odronnait en moi '' Allez proteste, fais quelque chose! Et vite, ça urge!!! '' . J'ai même tenté de me jeter en bas de la barque...

Mais mes muscles ne réagissaient pas. À cause du stress. À cause de l'amour...

Puis qu
elque chose arriva. Un instant, j'étais là, pétrifiée, sur le point de recevoir mon premier baiser... d'un garçon que je n'aimais pas. Une seconde plus tard, j'étais toute trempée, flottant dans quelque chose, déstabilisée...

Je l
evai un regard au-dessus de moi, et vit une barque chavirée ainsi que trois silhouettes masculines. Tom... Gustav et Georg! Ils avaient fait renverser notre barque! J'étais si soulagée que j'avais envie de hurler de joie...
Mais primo,
j'étais sous l'eau, et secondo, je manquais d'air. Je remontai rapidement à la surface.

- ..
. romantique, Tomichou? entendis-je ricaner Georg alors que Tom rougissait comme une tomate.
- Tiens, voilà notre Ariel! s'exclama Gustav. Ça va comment avec ton beau prince Éric?
- Ha,
ah, singeai-je, amère, pas du tout amusée. Je m'en vais me changer, je suis toute trempée.
-
Mais tu vas mouiller tout le plancher! Ma mère va me tuer!

P
endant que, déjà, je nageais vers le rivage, je lui lançai ma réponse:
- T'ava
is qu'à pas faire chavirer la barque!

Je faisa
is mon air vexée avec les garçons, car cela aurait été trop bizarre à expliquer que je leur sautes au cou, en hurlant ''Merci! Merci mes sauveurs, merci!''. De plus ça vexerait Tom aussi. Je l'adorais... comme ami, ça va de soi. Et il fallait absolument que je lui parles de notre ''relation''...

Enfi
n, si je réussis à lui parler un jour...

# Posté le lundi 09 mars 2009 20:14

Modifié le mardi 10 mars 2009 21:04

Kapitel 4

Kapitel 4
























Mouillant au passage le plancher de Gustav, j'entrai finalement dans la chambre qui serait la mienne pour la semaine. Rapidement, j'enfilai un maillot de bain. J'avais toujours adoré l'eau - normal en fait, car je suis du signe du scorpion, un signe d'eau, zodiaquement parlant. Et avec la chaleur écrasante d'été de Madgebourg, pour moi du moins car je venais du Québec, plus froid encore que l'Allemagne, il fallait absolument que je me baignes.

Ou
i, nous avions pris des vacances estivales, car la mère de David, notre manager, était mourante, et habitait justement à Madgebourg. Cette nouvelle fit la déception de nos fans... plutôt des fans de Bill, Tom, Gustav et Georg car j'avais très peu de popularité auprès de ce public qui se méfiait de moi et qui redoutait toujours que je me jettes sur leurs chéris à eux. Mais je m'éloignes du sujet.

Puis
je me regardai, dans le miroir de la chambre, sous toutes mes coutures. Lorsque j'étais seule, triste ou encore indécise, ce qui m'arrivait bien souvent, j'avais l'habitude de me regarder, de me critiquer. Le miroir reflétais une fille, dans la vingtaine, aux longues boucles brunes, et au regard, qui habituellement, était d'un doux noisette. Mais la pièce était très éclairée, et la luminosité rendait mes yeux couleur d'ambre.

De plus, mon visage n'était pas remarquable. C'était l'une de ces faces que vous voyez dans la rue et dont vous ne vous vous souvenez plus jamais après. Pas très laid, pas très beau. Au moins étais-je plus belle qu'à mes quinze ans, boutonneuse à souhaits et assez... grassouillette :(

Mon acné avait
finalement délaissé mon pauvre visage, et avec le temps, j'avais perdu pas mal de poids... mais pas assez pour être l'une de ces sublimes beautés que tous les garçons dévoraient des yeux, malgré tous mes efforts.

Parlant
de sublime beautés... je ne comprenais toujours pas Tom. M'avait-il réellement draguée? Était-ce un pari quelconque, fait avec Gustav, Georg, ou encore Bill, pour voir si je craquerais pour lui? Ou bien... un rêve? Je soupirai. Tout était possible, en particulier le rêve.

Je passais ma
vie dans la lune, à rêver à mille et une aventures. Je rêvais de fantastique, de magie, d'histoires rocambolesques de chevaliers, d'animaux mystiques... Je ne me sentais pas bien dans le monde où je vivais. L'existence moderne, pour moi se résume qu'à: métro-boulot-dodo.

Moi, j'aur
ais dû naître dans un autre univers, je crois.


J'ai souvent rêvé,
D'un lointain pays,
Où tous les gens m'aimeraient comme,
Le plus précieux des amis.
Milles échos de leur joie,
Montent à l'infini.
Et leur voix chantent en moi:
Tu es né pour cette vie !

Je prends le chemin,
De mon rêve d'enfance.
Vers des lendemains,
Au glorieux destin.
Parmi les étoiles,
Je cherche idéal,
Ce monde auquel j'appartiens,
Qui est encore, bien loin !



Ah là là. Je me perds encore dans mes rêves et mes chansons.. dont tout le monde se fout d'ailleurs. Je sortit du chalet, serviette à l'épaule. J'affichai de force un sourire amical, comme je l'avais toujours fait avec mes amis. Lapression étant un état permanent chez moi, je n'avais pas envie de déranger les autres avec mes petites caprices.

Le
s garçons étaient en train de jouer dans l'eau. Tom nageait, insouciant, avec le short qu'il portait avant de tomber à l'eau. Même s'il n'était fait pour la baignade, il ne s'en souciait pas du tout...
-
Tu viens te baigner, alors? s'enthousiasma Georg.
-
T'aurais dû te mettre en monokini, s'exclama Tom avec son célèbre sourire pervers.

No
rmalement, je lui aurais balanune connerie royale À la Jordane. Mais une boule se forma dans ma gorge, m'empêchant de dire quoi que ce soit...
-
T'as pas mouille plancher, au moins? gémit Gustav.
- Ah
hh t'inquiètes... ça séchera demain... lui dis-je en riant.

Alors voici un chapitre plein d'émotions et très ennuyeux, je vous l'accorde = /
Pourquoi ai-je mis Go the Distance? C'est que je trouve que c'est une belle chanson sur le questionnement de soi-même... m'enfin pour le début. Ah et j'adore cette chanson...

Je sais bien que c'Est une fic de Tokio Hotel rohhh mais j'ai pas envie d'en écouter ces temps-ci =)

# Posté le mercredi 11 mars 2009 22:25

Modifié le jeudi 12 mars 2009 17:33

Kapitel 5

Kapitel 5
Nous avons passés toute la soirée à s'amuser dans le lac. Puis, crevés, nous partîmes nous coucher, sans même souper d'abord.
- Tien
s, remarqua Gustav tout à coup, mais il est où Bill?
- Il m'a dit qu'il partait chez Andreas... enfin je crois qu'il m'a dit ça, marmonna vaguement Tom.
- Si
on allait dormir? bailla Georg, interrompant leur conversation.

Sourire aux lè
vres, Tom s'exclama:
- Surt
out pour toi, Mademoâzelle!

Je n'écoutais pas un tr
aître mot de ce qu'ils disaient. quand je remarquai enfin que personne ne parlait et qu'en plus les garçon attendaient que j'ai une réaction...

- Hein? fis-j
e inélégamment.
- J'ai dit
que tu devrais aller te coucher sinon tu ne seras pas levable demain!
- Mais j'
aime dormir, me plaignis-je avec une moue agacée, en plus on est en vacances!
-
Mais le problème, c'est que nous on est diurnes, pas nocturnes comme toi, se moqua Gustav. On est normaux, nous!
- C'est toi qui n
'est pas normal! Te lever à 8h00 tous les matins! Pfff...
- Je croyais que ce n
'était pas possible, mais non, tu l'as fait: tu dors encore plus que Bill, le maître maintenant contesté du roupillon !

*-*_*-* Le
lendemain *-*_*-*

*Toc to
c toc*
- Mmmgngngn... gromm
elai-je.

*Toc toc toc*
-
Nah!

*TOC TOC TOC*
- BON
JE ME LÈVE! Asti de tabarnac de crisse de saint-ciboire de saint-calisse de simmonac de...

Ainsi je me le
vai, en grommelant des sacres et en me rendant à la porte. Tom, adossé au cadre de porte, me regardait avec son habituel sourire en coin. Mais le matin, il me semblait toujours baveux et me donnait une irrésistible envie de le frapper de toutes mes forces.
- Ouah
, s'exclama-t-il en me dévisageant de la tête aux pieds, si tu voyais ta tête!

Mais je la connaissais dé
jà, ma tête. Comme j'étais une frisée du pire des cas, mes cheveux entremêlés se tenaient pratiquement en l'air. Mon visage était enpreint de fatigue.

J'étai
s si faitguée que je ne répondis même pas et me dirigeai vers la salle de bain. Après avoir pris ma douche, seule chose qui me rendait de bonne humeur et qui pouvait me réveiller, je me brossai les cheveux, m'habillai et me précipitai au rez-de-chaussée.

Dans la
salle à manger, Tom, Gustav et Georg prenaient leur dîner ensemble... Le dîner?!
- Il est quelle heure?
-
2h de l'aprem... un record pour toi ma chère! D'habitude on ne te vois pas avant 3h...
- Et Bill a encor
e disparu? Il s'enfuit de moi ou quoi?
- On se le dem
ande, ricana Georg. Il vient de partir et attend le taxi pour s'en aller en ville, avec Andreas. Il y a une nouvelle boutique de musique en ville... Moi perso je suis blasé de la musique.
- Moi aussi, soupirai-j
e. Je ne veux plus que du silence!
- Je ne suis blas
é que du rock! Enfin, je vais pouvoir réécouter mes CDs de Samy Delux...
- Rah,
tu vas nous faire chier tout l'été avec ton Samy Deluxe? grogna Gustav.
- Moi
je serai chez moi, au Québec! Je ne serai pas harcelé par son rap pourri! souris-je, m'adressant plus à Gustav qu'autre chose.

Parc
e que Tom, je ne savais plus comment réagir avec lui. Hier, dans le lac, je n'osais même pas l'approcher. Quel moment pénible ça avait été... En regardant par la fenêtre, je vis une silouhette qui semblait attendre quelque chose: Bill.

Mon coeur se remit à s'enflammer - dont je me demande pourquoi ne s'est-il pas désintégré après avoir été autant brûlé par l'amour - et une idée stupide me vint en tête...

Le suivre...




Voilà un chapitre plus long pour vous et que vous apprécierez plus, je l'espère. En passant, Bill n'a pas ses maudites rastas laides à chier dreadlocks, mais sa célèbre coiffure, en l'air.

# Posté le jeudi 12 mars 2009 20:33

Modifié le jeudi 12 mars 2009 20:48

Kapitel 6

Kapitel 6
- Quoi!? s'exclama Gustav, te prêter une de mes voitures? L'en est pas question!
- Allez, je t'en prie, suppliai-je. Il n'arrivera rien de fâcheux et...
- Rah la la, c'est une fille, Gus! Et tu sais que les filles, au volant...

Je me retournai vers Tom qui venait de lancer cette remarque. Une insulte brûlait tant mes lèvres que j'en oubliai la situation gênante qui s'était produite hier...
- Tu peux bien parler, monsieur j'ai-raté-mon-permis-de-conduire...
- Pfff, se renfrogna le guitariste, c'est pas de ma faute si il y avait une vieille dame qui m'avait foncé dessus...
- Tu roulais sur le trottoir!

Là, il se la ferma pour de bon, vexé comme jamais sous les ricanements de Gustav et Georg. Enfin, je le croyais... quand il rajouta:
- N'empêche, c'est moi le meilleur à Mario Kart...
- Désolé, vieux, intervint Georg, mais c'est elle qui explose tous les scores!
- Même pas vrai! Dans la Mushrom cup j'ai...

Alors qu'ils débattaient leur scores comme de véritables cons, Gustav et moi reprîmes notre discussion.
- Et puis, de toutes façon, pourquoi veux-tu prendre mon auto?
- Je...

Mince! Il fallait que je m'inventes une excuse. Car un ''Oh, je veux espionner Bill car ses absences sont louches et car je suis désespérémment amoureuse de lui'', en plus d'être extrêmement gênant, ne serait pas valable à ses yeux, je le savais.
- Je... euh... j'ai oublié un sac à l'aéroport et... je veux voir s'il est là...
- Ben là, il doit être n'importe où dans le monde!
- Pas dans l'avion, fis-je en levant les yeux au ciel (m'enfin au plafond), à l'aéroport.

Gustav conserva un moment de silence, pensif. Pendant ce moment, j'étais sûre, persuadée qu'il allait refuser, puis... il me tendit ses clés. Je jetai un regard par la fenêtre: Bill montait déjà dans le taxi!

Je courus vers le garage et pris la première auto qui je vis: une Porsche. J'aurais voulu prendre une auto plus... discrète, mais c'était celle qui avait le moins de valeur dans tout le garage des Schaffer... et il était grand ce garage, surtout très plein d'autos.

Une fois dehors avec la voiture, je me dépêchai à suivre le taxi, qui devenait rapidement une forme de plus en plus petite et lointaine. Heureusement, l'auto que j'avais pris était rapide. C'était d'ailleurs pourquoi j'avais préféré prendre une voiture de Gustav: demander un taxi aurait pris trop de temps et je n'avais pas envie de chercher le chanteur dans une ville que je ne connaissait pas.

Le taxi de Bill arriva finalement au centre-ville. Madgebourg n'était pas grande. Ce n'était rien comparée à Berlin, New York ou encore Montréal. En fait, elle ressemblait trait pour trait à ma propre ville natale, Sorel. Une petite-moyenne ville industrielle, donc pas vraiment belle...

Je suivai le taxi sur quelques rues, puis il s'arrêta à un coin de rue. Je décidai de garer la Porsche que je conduisais à l'écart, question que l'on ne me voit pas. Bill sortit de l'Auto, paya le chauffeur, puis regarda aux alentours, question de voir si des groupies le reconnaîtrait au passage.

Il aurait été dur de le reconnaître sous son déguisement, que je connaissais par coeur (évidemment vivre en tournée avec lui ça aide). Tout d'abord, il ne portait pas de maquillage, pas de bijoux, et ses longs cheveux étaient cachés dans une tuque, mise à part quelques cheveux, notamment une grosse mèche qui lui cachait une partie du visage, et d'autres étants sortis pour cacher le logo trop reconnaissable de Tokio Hotel derrière sa nuque.

Malgré la chaleur écrasante qu'il faisait ce jour là, le chanteur portait un chandail, et des pantalons qui pour une fois n'étaient pas moulants (dommage, cela lui faisait de belles fesses). Je remarquai même qu'il avait enlevé le vernis de ses ongles et les avaient coupés...

Sous ce déguisement, Bill était méconnaissable, et surtout plus beau que d'habitude. À mon goût, bien sûr. S'il s'était fait couper ses ongles, c'est que le chanteur allemand cachait quelque chose de gros... de trop gros.

Parlant de cacher... Eh merde! Moi j'avais complètement oublié... :S Je tournai la tête, m'assurant que personne ne me reconnaisse, et suivit Bill.

Plus nous avancions, plus les rues semblaient... insécures, dangereuses. D'horribles doutes vinrent à mon esprit, notamment: Bill prendrait-il de la drogue? Viendrait-il voir des prostituées?

Il entra dans une bâtisse qui semblait nettement plus propre et fiable que le reste du quartier où nous nous trouvions, ce qui me rassura. J'aperçus alors un garçon blond qui salua le chanteur, puis ils entrèrent dans le bâtiment.

Je plissai les yeux, me demandant quelle sorte d'endroits cela pouvait bien être. J'eus finalement l'idée de lire l'enseigne qui présentait les lieux.

Puis je fus horriblement déçue, En fait, déçue n'est pas le mot. C'était plutôt triste... non! déchirée.

Car l'endroit était un... un Gay-bar...




Attention tout le monde, ne partez pas ! Je ne crois pas du tout que Bill est gay!! Sinon pourquoi passerais-je mes récrés à tenter de convaincre les gens sur l'hétérosexualité de notre chanteur préféré?
J'avais eu cette idée d'un coup, mais j'ai beaucoup hésité avant de la mettre. Bahh si ça peut vous faire ajouter encore plus de comms, tant mieux ^.^
Souvenez-vous, c'est juste une fic, c'est rien de vrai hein! 0 % de véridique! Alors rangez vos insultes les filles... et vos armes!

# Posté le dimanche 15 mars 2009 17:55

Modifié le lundi 16 mars 2009 17:03

Kapitel 7

Kapitel 7






















































Bill

J'avais tenté de le nier, de le contrer, de me convaincre du contraire. Puis j'ai voulu l'ignorer, l'oublier, me le cacher... Mais il fallait que je me rendes à l'évidence. Je suis gay.

Lorsqu
e j'ai enfin compris que j'étais non attiré par les filles mais bien par les garçons, je décidai d'aller me confier à la personne dont j'avais le plus de confiance, qui m'avait toujours soutenu et aidé. Cette personne n'était pas Tom, mais elle m'était aussi chère - soyons honnêtes - plus que lui.

Andreas, mon meilleur ami de toujours, m'avait immédiatement conf qu'il était lui-même homosexuel, dès qu'il le sut, c'est-à-dire à ses quinze ans, et à personne d'autre. Bien sûr, j'avais trouvé cela pour le moins bizarre... mais j'allais pas le renier pour cela. Même si à cet âge là je ne comprenais pas comment un garçon pouvait-il s'enticher d'un autre garçon.

La d
écouverte de ma propre homosexualité me fut toute récente, et, reconnaissant qu'Andreas m'eut accordé son entière confiance, je fis de même avec lui. Oh, rassurez-vous, nous ne nous sommes jamais mis en couple et ça n'arrivera pas. Andreas, tout sympathique et drôle fût-il, ne m'attirais pas.

Ce soi
r-là, nous avions décidés de traîner dans le petit Gay-bar de Madgebourg. Cette ville allemande avait, malgré son statut de ville industrielle, une mentalité pareille à ceux des villages. C'est-à-dire que les êtres différents que les autres n'était pas bien vus.

L'admini
stration, quelques années plutôt, avait créé ce bar les gays étaient ''invités'' à venir passer leurs soirées... terme poli pour dire plutôt: ''On vous crée un bar où vous pourrez faire vos trucs complètement zarbs d'homosexuels, et vous ne venez pas nous déranger ailleurs''.

Comm
e je le disais, Andreas et moi traînions là-bas ce mardi-là. Nous parlions de tout et de rien, tout ce qui étqait nouveau dans notre vie, car cela faisait 3 mois que nous ne nous étions pas revus! Tout à coup, Andi arrêta de parler pour mieux dévorer des yeux un gars qui passait devant-lui.

- O
uah, ça c'est mon genre! s'exclama-t-il en étirant son cou, en direction du jeune homme qui lui avait tapé dans l'oeil.
- Bof,
fis-je en haussant les épaules.
- Mo
i je le trouve troooop bien ce mec! sourit-il perversement. Châtain pâle et avec un super petit cul...

Je l
evai les yeux au ciel et soupirai. Andi ressemblait tellement à mon jumeau quand il s'y mettait... sauf bien sûr pour l'orientation sexuelle.
-
Tu vas leur dire? dit-il tout à coup.
-
Hein? Dire quoi à qui?
- À
tes amis les Tokio Hotel. Lui dire pour ton...
- Pa
s tout de suite, le coupai-je. Même moi j'ai encore de la difficulté à me l'avouer...

Nous
conservâmes un petit moment de silence gêné. C'est vrai, c'était tout récent pour moi cette nouvelle homosexualité, et je savais que pour bien l'assumer, il ne me fallait qu'une chose: du temps. Andi brisa alors la glace.
-
Alors, c'est quoi ton genre? T'es bien difficile, tous les beaux gars que je te montre ne te plaisent pas!
- Un brun avec une barbiche et...
-
Comme celui-là? fit-il en pointant quelqu'un qui venait juste d'entrer...



Alors? Pas trop déçues? Je sais que vous vous attendiez à autre chose, mais... = /
C'est pas un super-super chapitre, en fait un chapitre-éclaireur... qui, je l'espère, vous a éclairé! (Ha ha ha, quel jeu de mots poche)

# Posté le lundi 16 mars 2009 17:55

Modifié le mardi 17 mars 2009 18:25